Souffrir de l'injustice !

Crédit photo : Pixabay

La blessure de l’injustice est l’une des blessures de l’âme et de nombreuses personnes en souffrent au quotidien dans le cercle familial, amical ou encore professionnel.

 

Cette blessure naît entre l’âge de 4 à 6 ans suite à une difficulté relationnelle rencontrée avec le parent du même sexe. Cela peut se matérialiser par :

  • L’exigence et/ou la sévérité importante du parent à l’égard de son enfant,
  • L’obligation pour l’enfant de suivre un modèle désigné par le parent,
  • L’obligation pour l’enfant d’atteindre l’excellence pour être reconnu par le parent,
  • L’impossibilité pour l’enfant d’exprimer sa sensibilité sans être jugé par le parent à coup de « ne sois pas chochotte » ou encore « sois fort quel que soit la situation ».

L’enfant ne se sent pas libre de s’exprimer en tant qu’individu. Il a la sensation de ne pas être reconnu et apprécié à sa juste valeur. Il intègre que le parent l’apprécie pour ce qu’il fait et non pas pour qui il est. Très vite, il apprend à porter le masque du rigide pour se protéger !

 

L’adulte qui souffre de la blessure d’injustice a une personnalité plutôt affirmée et cherche à se protéger des désillusions. Il a les principaux traits de personnalité suivants :

  • Extrême sensibilité sous une apparente froideur,
  • Besoin intense de justice et d’équité pour lui et pour les autres,
  • Grand perfectionnisme,
  • Esprit de compétition,
  • Sens aiguisé de l’organisation,
  • Difficultés à connaitre et à respecter ses limites afin d’éviter le burn-out,

L’émotion la plus compliquée à maîtriser pour la personne qui souffre de la blessure de l’injustice est la colère !

 

Certaines caractéristiques physiques trahissent les personnes souffrant de la blessure d’injustice, par exemple, un corps raide mais bien proportionné et un croisement des bras fréquent.

 

Pour guérir peu à peu de la blessure d’injustice, il est important de :

  • Reconnaître que l’on souffre de cette blessure,
  • Apprendre à s’aimer et à s’accepter
  • S’ouvrir aux autres en osant aller vers eux et acceptant les émotions qu’ils peuvent provoquer en soi,
  • Accepter ses limites et surtout l’imperfection, tellement humaine,
  • S’autoriser à lâcher-prise de temps en temps pour se ressourcer.

 

L’injustice est un moteur qui permet d’avancer, d’aller toujours plus loin et d’apprendre de nouvelles leçons ! Bien que pénible à supporter parfois, l’injustice est un bel instrument de l’univers pour nous inviter à devenir, toujours un peu plus, une meilleure version de nous-même !

Écrire commentaire

Commentaires: 0