Se tromper et apprendre !

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La génération Z clame haut et fort le droit à l’erreur et elle a bien raison ! D’une manière générale, quel que soit l’apprentissage que nous faisons au cours de notre vie, nous apprenons grâce à 10% de formation théorique, 20% d’accompagnement ou de coaching et 70% d’expériences. Cette dernière catégorie est très importante parce que c’est celle qui nous fait le plus avancer !

 

Faire une erreur ou se tromper est parfaitement normal et humain. Mais, nous l’avons oublié grâce à un conditionnement savamment orchestré dès notre plus jeune âge. A l’école maternelle, se tromper nous gratifie d’un splendide « bonhomme rouge qui pleure ». Plus tard, à l’école primaire, au collège ou au lycée, se tromper nous gratifie d’une moyenne à un chiffre. Encore plus tard, à l’université, se tromper nous élimine tout simplement du système pour ne pas plomber les statistiques ! En ayant grandi dans un tel système, comment ne pas diaboliser l’erreur ?

 

Nous conservons d’ailleurs l’habitude de noter ce qui est meilleur ou moins bon. Nous notons les restaurants et les hôtels sur Tripadvisor. Nous notons les aliments sur Yuka. Nous notons les produits de beauté sur INCI Beauty. Tel des moutons dociles, nous notons même si cette pratique a pu entacher notre douce enfance ! Nous oublions qu’il ne faut pas être le meilleur mais qu’il faut s’améliorer ! La nuance est subtile finalement. Or, s’améliorer, c’est apprendre. Et apprendre, c’est faire des erreurs que nous cherchons à comprendre pour avancer.

 

La génération Z rejette avec force l’apprentissage forcé tout simplement parce que les notions enseignées ne correspondent plus à leurs valeurs et à leurs idéaux. Le monde change mais pas le système scolaire ou la gestion des entreprises. Le clash est inévitable !

L’apprentissage forcé présente ces quatre caractéristiques :

  • Faire entrer dans le cerveau de l’autre par tous les moyens une leçon ou une notion,
  • Encourager à travailler pour obtenir une récompense,
  • Punir pour obliger à se mettre au travail,
  • S’entrainer encore et toujours pour devenir des champions de la théorie … la pratique, on verra plus tard !

En fait, en France, nous sommes des marathoniens de la pensée unique !

 

Le génération Z a soif de liberté et, à la différence des autres générations, elle ose le revendiquer ! Pour elle, l’erreur est un précieux guide touristique sur le chemin de la vie. La neuroscience leur donne raison ! Pour apprendre, il faut se tromper. Ainsi, notre cerveau se retrouve face à une situation inédite et doit trouver une solution nouvelle. En restant dans le parc à mouton, notre cerveau s’ennuie et fini par mourir à force de manquer de stimulations.

 

Pour oser se tromper, il faut :

  1. Reconnaitre et travailler sur ses peurs les plus profondes (peur de l’inconnu, peur de l’imperfection, peur du regard de l’autre …)
  2. Renforcer son estime de soi et intégrer le droit à l’erreur dans son disque dur personnel,
  3. Oser entreprendre et se lancer dans une nouvelle aventure en évitant soigneusement la procrastination.

 

Accompagner un enfant, c’est pratiquer un management parental. Accompagner un collaborateur, c’est pratiquer un management humaniste. Dans les deux cas, il est important d’aider l’apprenant à identifier ses succès mais aussi ses erreurs en lui posant, par exemple, les questions suivantes :

  1. Comment as-tu fait ?
  2. Par quoi as-tu commencé ?
  3. Quelle(s) difficulté(s) as-tu rencontrée(s) ?
  4. Comment aurais-tu pu faire autrement ?
  5. Quelle(s) leçon(s) as-tu apprises ?

 

L’échec est bel et bien un cadeau de la vie. Cette dernière cherche à donner un apprentissage ou une leçon qui nous mènera toujours plus loin dans notre voyage. Changeons notre regard sur l’erreur, accepte-t-on la pleinement et valorisons-la totalement !

 

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