Ose la liberté en entreprise !

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Testant le métier d’enseignant en lycée professionnel depuis quelques mois, j’ai désormais la certitude que la prochaine génération n’a pas la même vision du travail que nous. En effet, loin d’être fainéants comme le serinent leurs ainés, ils refusent de mener à bien une mission qui n’a pas de sens ou qui ne permet pas l’apprentissage pérenne d’une nouvelle compétence. Ont-ils tort de bousculer l’ordre établi lorsque celui-ci conduit bon nombre de salariés ou de chefs d’entreprise au burn-out ? Une réalité commence à émerger : pour attirer et fidéliser les jeunes talents, demain, l’entreprise devra adopter une valeur essentielle, celle de la liberté !

 

I/ Le choix des horaires de travail

L’équilibre entre la vie professionnelle et la vie personnelle est une condition importante pour un candidat en quête d’un nouvel emploi. Le respect de cet équilibre surpasse le salaire offert ou les projets proposés. En fonction de son activité, chaque entreprise peut choisir une (ou plusieurs) solution(s) adéquate(s), par exemple :

ü  La proposition de plages d’horaires d’arrivée et de départ flexibles

Exemple : Arrivée en début de journée entre 7h30 et 9h30 et départ en fin de journée entre 15h30 et 17h30,

ü  La mise en place de plages d’horaires variables en fonction de la charge réelle d’activité

Exemple : Périodes intenses (journées de 8h) et périodes modérées (journée de 6h),

ü  Le choix d’horaires hebdomadaires fixes par chaque collaborateur, révisables en début d’année le cas échéant

Exemple : Arrivée à 10h et départ à 19h pour les lèves-tard 😊,

ü  La prise en compte des souhaits de chaque collaborateur

Exemple : Mercredi après-midi non travaillé pour s’occuper des enfants,

ü  La totale liberté dans le choix des horaires en respectant un minimum d’heures hebdomadaire

Exemple : Travailler uniquement du lundi au jeudi, soit 9h par jour pour un total de 36h hebdomadaire.

 

II/ Le choix du lieu de travail

La culture du travail en France privilégie le présentéisme. De fait, les collaborateurs se sentent souvent « coincés » dans l’entreprise durant de longues journées. Or, un excès de sédentarité est néfaste à la fois pour la santé physique et pour la santé mentale. Le collaborateur doit se sentir libre de bouger au courant de sa semaine de travail pour gagner en efficacité. Voici quelques pistes de réflexions à mener :

ü  Arrêter d’attribuer un bureau ou un espace défini à chaque collaborateur,

ü  Aménager de véritables espaces de travail collaboratifs aux ambiances différentes à l’intérieur de l’entreprise,

ü  Créer des espaces de travail aux abords de l’entreprise au cœur d’un espace vert ou d’un potager collaboratif,

ü  Favoriser le télétravail,

ü  Permettre aux collaborateurs d’opter pour le travail à distance durant plusieurs semaines ou plusieurs mois afin qu’ils puissent voyager à travers le monde tout en restant disponible pour l’entreprise.

 

III/ La liberté des projets menés

Aujourd’hui, dans la majorité des cas, lorsqu’une entreprise souhaite recruter un nouveau talent, elle s’appuie sur une fiche de poste qui parfois n’a pas évolué depuis de longues années. Le candidat retenu est alors celui qui a déjà mené à bien le plus de missions inscrites sur ladite fiche de poste. Même si cela parait sécurisant, c’est, à mon sens, une erreur stratégique !

Il ne faut pas se cantonner à la rapide prise en main du poste grâce à la connaissance des missions proposées mais s’ouvrir véritablement au potentiel d’apprentissage et d'évolution de chaque candidat rencontré.

 

En termes de recrutement, pour sélectionner les candidats à rencontrer, il me semble plus pertinent de leur demander de présenter un projet professionnel ou extra-professionnel qu’ils ont mené à bien ou de travailler sur une thématique proposée par le recruteur en utilisant le support de leur choix. Ils ont, alors, l’opportunité de mettre en lumière leurs atouts véritables sans être enfermés dans le carcan du traditionnel CV et de la classique lettre de motivation. Les candidats ayant présentés les meilleurs projets seraient alors retenus pour un entretien de recrutement.

 

Dans l’organisation du travail, il me semble plus intelligent de proposer des projets sur lesquels les collaborateurs pourraient choisir de travailler en accord avec leurs aptitudes acquises ou celles qu’ils souhaitent développer. Il est primordial également de leur laisser la possibilité de soumettre des projets qu’ils estiment pertinents pour améliorer la performance de l’entreprise. Grâce à une gestion des projets collaborative, l’entreprise gagnerait sans nul doute en richesse humaine !

 

IV/ La liberté, une valeur avantageuse

Une plus grande liberté au sein de l’entreprise apporte de nombreux avantages, notamment :

ü  Une réponse aux attentes des générations à venir et donc un recrutement et une fidélisation plus aisée des talents,

ü  Une motivation plus importante en permettant aux collaborateurs d’acquérir davantage d’autonomie,

ü  Une efficacité des collaborateurs accrue,

ü  Un climat social plus serein et donc une réduction du stress au quotidien,

ü  Un taux de turn-over réduit,

ü  Un management participatif favorisé et un accompagnement personnalisé des collaborateurs.

 

A force de structurer à outrance les entreprises et de les contrôler minutieusement, la perte de sens est devenue flagrante pour bon nombre de personnes. L’ère de la domestication au travail est révolue ; celle de la créativité doit prendre sa place ! La prise de conscience est avérée, il ne reste plus qu’à passer véritablement à l’action pour ne pas laisser filer les jolies pépites qui seront bientôt disponibles sur le marché de l’emploi !

 

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