Essaie d'être plus serein au travail !

Crédit photo: Luis_molinero / Freepix

Sur la liste des traditionnelles bonnes résolutions prises en début d’année, pourquoi n’ajouterions-nous pas celle de vivre plus sereinement au travail ?

 

Cette résolution n’est pas toujours facile à tenir, n’est-ce-pas ? En effet, il n’est pas facile d’oublier les emails et les alertes qui, par leurs douces sonneries, nous rappellent qu’il reste encore beaucoup de dossiers à traiter dans un délai record !

 

Mais, avez-vous entendu parler des 4 accords toltèques ? Sans doute tant le martelage médiatique est important !

 

Pour ceux qui n’en auraient jamais entendu parler, il s’agit de l’un des best-sellers en matière de développement personnel. Dans cet ouvrage, Don Miguel Ruiz propose de passer quatre accords, avec soi-même, visant à briser nos croyances limitantes, développées souvent depuis l’enfance, qui distordent la réalité et nous font souffrir.

 

Et si appliquer ces quatre accords toltèques au travail, nous permettrait d’appréhender avec plus de sérénité le monde qui nous entoure ainsi que les situations qui se présentent ? Essayons !

 

Accord N°1 : Que ta parole soit impeccable !

La parole, qu’elle soit exprimée à l’oral ou l’écrit, est un outil bien utile pour communiquer avec autrui. Elle permet d’exprimer des besoins ou un point de vue, d’informer, de questionner, de partager, d’alerter, de se défouler, de se défendre … La parole est intègre dès lors que nous disons sincèrement ce que nous pensons sans agresser personne. Elle ne l’est plus lorsque nous mentons, manipulons, critiquons ou agressons quelqu’un. Pour aller plus loin sur ce sujet, je vous conseille l’ouvrage de Marshall Rosenberg, psychologue américain, intitulé « Les mots sont des fenêtres ou bien ce sont des murs » où il introduit la notion de communication non violente qui permet une meilleure interaction avec autrui.

 

Je vous conseille également l’ouvrage du Dr Serge Marquis, médecin québécois que j’aime beaucoup, intitulé « On est foutu, on pense trop » dans lequel il indique avec beaucoup d’humour que l’animal le plus difficile à apprivoiser est le hamster ! Oui, celui qui trotte en permanence dans notre tête ! Cette indication est intéressante car la parole n’est finalement que le prolongement d’une (ou plusieurs) pensée(s). Or, qui n’a jamais été victime d’une parole qui a dépassé la pensée ?

 

Il est donc important, dans un premier temps de prendre du recul sur nos pensées et dans un second temps de mesurer avec soin les mots et le ton que nous employons, à l’oral comme à l’écrit, afin de favoriser un climat de travail serein. On peut par exemple remplacer un « c’est nul ! » par un « je n’apprécie pas… », un « tu m’énerves ! » par un « je n’aime pas quand tu … » ou un « on est exploité ! » par un « je ne me sens pas reconnu(e) ».

 

Enfin, pour mesurer l’impeccabilité d’une parole, je vous propose de vous inspirer d’un conte de Socrate qui s’intitule « Les 3 tamis ». Quand une personne vous donne une information, passez là dans les 3 tamis ! Le premier tami est celui de la vérité (As-tu vérifié l’information que tu me donnes ?), le deuxième tami est celui de la joie (S’agit-il d’une bonne nouvelle ?) et le troisième tami est celui de l’utilité (Est-ce vraiment utile de me raconter cette histoire ?). Si l’information est filtrée par l’un des tamis, n’en tenez pas compte !

 

Ainsi, si chacun au sein de l’entreprise veille à avoir une parole impeccable, l’énergie individuelle et collective pourra alors être mobilisée à bon escient !

 

 

Accord N°2 : Ne prend pas les choses personnellement !

Même si vous êtes désormais conscient de l’importance d’avoir une parole impeccable, tout le monde ne partage pas ce point de vue. Aussi, il est primordial de ne pas se laisser déstabiliser par les paroles des autres ou par des événements que l’on ne peut maitriser.

 

En effet, la première chose en nous à être touchée par des propos désobligeants ou des événements difficiles est notre ego. L’égocentrisme est une tendance inconsciente à se placer au centre du monde et à imaginer que les autres agissent par rapport à nous. Cette tendance repose sur une croyance héritée de la petite enfance : nous pensons encore être ce bébé placé au centre du monde familial. Pour aller plus loin sur le sujet, je vous conseille le dernier ouvrage de Laurent Gounelle, intitulé « Et tu trouveras le trésor qui dort en toi ».

 

L’éducation, les expériences de vie ou les rencontres ont forgé en nous des croyances personnelles. Ainsi, chacun de nous, a sa propre vision du monde et pourtant agit dans 99% des cas avec une bonne intention. Lorsqu’un collègue vous dit que vous êtes incompétent sur un sujet, cela signifie uniquement qu’il n’a pas la même vision du sujet que vous. Or, ce n’est que SA vérité et non LA vérité !

 

Il est important de prendre conscience de notre tendance à l’égocentrisme pour essayer de s’en défaire le plus possible. Le cas échant, en cas de réaction jugée excessive ou blessante de la part d’autrui, il peut être judicieux de demander clairement ce qui justifie ce choix ou ce que nous représentons pour lui. La réponse pourrait bien vous surprendre !

 

Accord N°3 : Ne fais pas de suppositions !

Nous avons tous cette forte tendance à faire des suppositions, souvent par habitude. Or, elles sont du même ordre que les médisances. Elles nous permettent de combler des incertitudes et donc de nous rassurer. Le souci est qu’à faire des suppositions, nous finissons par les croire !

 

Il suffit que votre supérieur hiérarchique vous demande de venir dans son bureau pour qu’une fois encore, le petit hamster dans votre tête se mette à courir, courir, courir … Vous commençez alors à imaginer des centaines de scénarii, même les plus improbables. Dans ces cas-là, vous pouvez vous inspirer d’une célèbre citation de Socrate : « Je ne sais qu’une chose, c’est que je ne sais rien ! » et détendez-vous !

 

Le paradoxe avec les suppositions est qu’on en veut aux autres pour des choses qu’ils n’ont pas faites ! Pour éviter tous malentendus, il est indispensable de poser des questions, même à son supérieur hiérarchique (en principe, il ne mord pas !)

 

Accord N°4 : Fais toujours de ton mieux !

Il s’agit de l’accord toltèque le plus important car c’est celui qui vous permettra de respecter les trois premiers accords en donnant le meilleur de vous-même sans émettre de jugement. En effet, notre juge intérieur est une émanation de l’égo.

 

Faire de son mieux signifie à la fois être impliqué avec énergie et lâcher prise dès lors qu’une décision est entérinée. Mais, restons réaliste, faire de son mieux, est variable d’un jour à l’autre voire d’un instant à l’autre, selon notre état de santé physique, psychologique ou émotionnel. Il s’agit donc uniquement de faire de son mieux, ni plus, ni moins.

 

Albert Einstein disait que « le savoir passe par l’expérience, le reste ne sont que des connaissances. ». Aussi, pour faire de son mieux, il n’y a pas d’autres solutions que celle d’agir !

 

Et vous, pensez-vous que l’application des 4 accords toltèques peuvent favoriser une bonne qualité de vie au travail ?

 

 

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