Prépare ta reconversion professionnelle !

Crédit photo: Chaay_tee / Freepix

A n’importe quel moment de la vie, une reconversion peut être choisie ou subie mais elle ne doit en aucun cas être considérée comme un échec.

 

Des signes avant-coureurs

Bien avant que l’idée d’une reconversion professionnelle germe en soi, il y a des signes de démotivation qui sont ignorés un certain temps jusqu’à une prise de conscience inéluctable. Les signes de démotivation peuvent parfois conduire soit au burn-out soit au bore-out.

Le burn-out professionnel est un épuisement professionnel qui est dû à l’accumulation continue de stress. Le bore-out professionnel est un ennui professionnel qui est dû à un désintérêt ou à l’absence de satisfaction pour ton travail

Dans les deux cas, les manifestations peuvent être physiques, émotionnelles ou cognitives, à savoir :

  •  Signes physiques : Troubles du sommeil, troubles de l’alimentation et/ou de la digestion, troubles dermatologiques, maux de dos et/ou maux de tête récurrents, perte ou gain de poids important, infections bénignes plus fréquentes …
  • Signes émotionnels : Angoisses de plus en plus fréquentes, sentiment de découragement, sentiment d’ennui profond, irritabilité marquée et/ou pleurs fréquents, attitude cynique, baisse de confiance en soi, sentiment d’être incompétent …
  • Signes cognitifs : Troubles de la concentration, Perte de mémoire, troubles de l’expression orale et/ou écrite, confusions …

Le déni est typique de l’épuisement ou de l’ennui professionnel. Les collègues de travail ou les proches voient souvent arriver la dépression bien avant la personne concernée. Aussi, il faut veiller à rester attentif aux remarques de son entourage ; ils veulent votre bien-être même si certaines critiques ne sont pas faciles à entendre !

 

La prise de conscience et le rodéo des émotions

La prise de conscience est déclenchée par un ou plusieurs facteurs, plus ou moins violents. Pour certains, ce sera la lecture d’un livre, le visionnage d’un film ou encore une rencontre particulière. Pour d’autres, ce sera l’annonce d’une maladie ou une période de dépression plus ou moins longue.

 

A ce moment-là, beaucoup d’émotions, parfois contradictoires, commencent à émerger.

 

L’une des premières et des plus fortes que l’on ressent, c’est la colère ! On décide de ne plus subir des méthodes ou des techniques professionnelles désuètes et/ou des valeurs d’entreprise contradictoires à notre personnalité. Il est important de canaliser cette colère pour l’utiliser à bon-escient. En effet, c’est elle qui aide à prendre la(les) décision(s) qui permet(tent) d’avancer dans la vie professionnelle grâce au questionnement qu’elle suscite.

 

Ensuite, quand la décision d’un changement d’orientation professionnelle est prise, vient le temps où l’on devient profondément impatient. Pourtant, il est important de ne pas griller les étapes et de laisser le temps faire son œuvre. Il ne faut pas prendre de décision hâtive en quittant son poste rapidement et/ou en choisissant un nouveau métier au hasard. Il faut commencer à construire un nouveau projet professionnel en commençant par réaliser un bilan de compétences.

 

Dès que le nouveau projet professionnel est défini, une nouvelle émotion apparait peu à peu c’est la peur ! En effet, il n’est guère facile de quitter une zone de confort, c’est-à-dire, un environnement de travail connu ainsi que des collègues de travail et un manager apprivoisés. Pourtant, pour mener à bien un nouveau projet professionnel, il faut se jeter dans l’inconnu. Laurent Gounelle écrit que « beaucoup de gens vivent dans la caverne de Platon sans s'en rendre compte. Ils ont une peur bleue de l'inconnu et refusent tout changement qui les touche personnellement. Ils ont des idées, des projets, des rêves, mais ne les accomplissent jamais, paralysés par mille peurs injustifiées, les pieds et les poings liés par des menottes dont ils sont pourtant les seuls à avoir la clé. Elle pend autour de leur cou, mais ils ne la saisiront jamais. ». Tout au long d’une reconversion professionnelle, la peur est omniprésente et c’est tant mieux car c’est elle qui permet d’avancer, en se posant des questions pertinentes, vers une vie professionnelle choisie.

 

Le bilan de compétences

La toute première étape d’une reconversion professionnelle, qu’elle soit choisie ou subie, est la réalisation d’un bilan de compétences. Ce dernier permet de faire une introspection sur ses aptitudes, sa personnalité et ses valeurs personnelles.

                Etape 1 – Obtenir la liste des centres de bilan de compétences :

Pour ce faire, il est nécessaire se rapprocher du Fongecif lorsqu’on est salarié ou de Pôle Emploi lorsqu’on est demandeur d’emploi. La liste des centres de bilans de compétences proche de votre domicile vous sera remise par leurs soins.

                Etape 2 – Rencontrer les partenaires de bilan de compétences :

Il est important de prendre rendez-vous avec au moins trois partenaires différents avant de choisir celui qui vous accompagnera. Ce choix est très personnel. En effet, il faut choisir un conseiller avec lequel on se sent l’aise et qui pourra déployer des méthodes d’investigation adaptées à sa personnalité.

                Etape 3 – Constituer un dossier de demande de prise en charge d’un bilan de compétences :

Une fois que le partenaire de bilan de compétences est choisi, il y a lieu de constituer le dossier de demande de prise en charge d’un bilan de compétences. Ce dernier coûte 1 700€ en moyenne.

Il est à noter que, si vous êtes salariés, vous n’avez aucune obligation d’informer votre manager ou le Service RH de votre démarche.

Le dossier est à compléter à la fois par le demandeur et le partenaire de bilan de compétences. Le demandeur prend soin de joindre l’ensemble des documents demandés afin de faciliter l’examen du dossier. Généralement, une commission d’examen est prévue par mois.

                Etape 4 – Débuter le bilan de compétences :

Entre la demande de prise en charge du bilan de compétences et le démarrage réel de ce dernier avec le partenaire, il y a environ 2 mois qui s’écoulent.

Le bilan de compétences est limité à 24h de travail à un rythme régulier sur 4 mois au maximum (hors entretien de suivi).

A savoir :

Si vous êtes salariés, il est préférable de faire un bilan de compétences avant de quitter l’entreprise. En effet, le Fongecif prend plus facilement en charge la réalisation d’un bilan de compétences que Pôle Emploi.

Il est possible de quitter l’entreprise sans perdre le financement du Fongecif dès lors que le premier rendez-vous avec le conseiller en bilan de compétences a eu lieu.

 

L’après bilan de compétences

Le bilan de compétences permet d’y voir plus clair sur les orientations à prendre dans sa vie professionnelle et sur les actions à envisager pour mener à bien sa reconversion professionnelle. Certains vont radicalement changer de métier et d’autres vont continuer à exercer leur métier mais de manière différente, selon leur vision et leurs valeurs personnelles.

  

N’hésitez pas à partager l’article

et à liker les pages Facebook & Instagram "The Apijob Company"